Le télescope Bernard Lyot

La qualité des images astronomiques obtenues au Pic avec des instruments modestes, puis de plus en plus performants (T1M) a imposé la nécessité pour la France de se doter d’un télescope de grand diamètre.

Le choix d’un miroir de 2 m de diamètre est un compromis entre la qualité des images (d’autant meilleure que le miroir est plus grand) et le coût et les difficultés d’une nouvelle construction au Pic (la superficie est quasiment tout occupée) et les difficultés techniques d’un tel chantier en montagne sont bien grandes.

  • Le projet né en 1964, les études techniques faites, la construction a commencé en 1970 et a été achevée en 1972 en ce qui concerne le gros œuvre
  • Le 3 juillet 1980 c’est la " première lumière " du T.B.L.
  • La tour a des dimensions de 28 m de haut pour 14 m de diamètre

C’est une double tour, sur la tour intérieure repose le télescope, la tour extérieure sur laquelle repose la coupole a pour fonction d’amortir les vibrations de la rotation de la coupole et les effets du vent.

  • La coupole est d’un type nouveau, étudiée pour éviter les échanges thermiques entre l’air extérieur et l’air intérieur de la coupole
  • L’instrument est constitué d’un miroir de 2 m de diamètre, reposant sur une monture fer à cheval ou équatorial

Elle est idéale en astronomie, elle se caractérise par son axe principal incliné parallèlement à l’axe de rotation de la Terre (variation de l’angle).
Cet axe est appelé axe polaire, car il est dirigé vers le pôle Nord céleste.

En faisant tourner l’instrument autour de cet axe (variation de l’angle α) à la vitesse dite Sidérale, on conserve l’objet observé dans le champ de l’oculaire.
On annule ainsi le mouvement apparent de la voûte céleste.

  • Le déplacement, dit « en Ascension droite », peut être obtenu manuellement ou à l’aide d’un moteur électrique
  • L’objet visé demeure ainsi facilement centrée dans le champ, ce qui permet la photographie ou l’observation à fort grossissement
  • Les montures équatoriales sont dotées de cercles gradués qui permettent la recherche d’un objet invisible à l’œil nu, par les seules coordonnées célestes

Le télescope et la monture qu’abrite la coupole Tourelle.

Il est entièrement commandé par ordinateur et équipé de récepteurs électroniques (Caméras CCD.)