Les nouveaux travaux de Baillaud

Baillaud se tourne ensuite vers son deuxième projet astronomique, la construction de deux nouveaux télescopes

  • un de 85 centimètres de diamètre pour la photographie à grand champ et l’autre
  • un de 150 centimètres, pour la photographie à haute résolution

La principale raison de l’abandon de ce projet est sans doute l’opposition obstinée d’André Danjon, directeur de l’observatoire de Paris et patron de fait de l’astronomie française ; il estime qu’on ne fera jamais rien de bien dans un observatoire en altitude et veut développer une station en Haute-Provence.

La fin de la guerre voit cependant se réaliser les autres projets de Baillaud, la ligne à haute tension et le téléphérique.

La ligne à haute tension depuis la station d’Artigues est construite entre 1945 et 1949.

La ligne est souterraine sur tout son parcours depuis la Mongie, pour respecter les sites classés du Tourmalet et de la vallée du Bastan.

Cette ligne de 10 000 volts est mise en service le 18 novembre 1949.

La tension est augmentée en 1954 pour permettre aux expériences de rayons cosmiques de disposer de plus de puissance pour leurs électro-aimants.

La construction du téléphérique

La construction du téléphérique est précédée par celle d’un câble transporteur en 1945- 47.

Ce moyen de transport provisoire est constitué d’un câble tracteur qui tire une benne à ciel ouvert soutenue par un câble porteur fixe.

Il sert au transport du ravitaillement et du gros matériel pour le Pic, mais aussi des matériaux de construction du téléphérique définitif.

Par contre, à de rares exceptions près, il n’est pas utilisé pour le transport du personnel.

L’électricité arrive au sommet en 1949. Auparavant, les équipements électriques étaient alimentés par un ensemble de batteries et un groupe électrogène.

Un premier téléphérique, dédié au transport du personnel, est installé en 1952, ce qui permet d’atteindre le sommet en toute saison.

Il marque la fin d’une époque, celle des portages à dos d’homme en hiver et les ascensions à pied.

Il bouleverse profondément la vie quotidienne au sommet, provoquant un clivage entre "avant" et "après", entre ceux qui ont connu les ascensions longues et difficiles dans la neige et ceux qui arrivent au sommet en costume de ville, une serviette à la main, sans plus d’effort que s’ils avaient pris le métro.