Les équipes de cosmiciens

On voit apparaître en 1957 les premiers émetteurs radio.

Pendant la première décennie des années d’après- guerre, la priorité est donnée aux travaux d’infrastructure et à l’accueil des équipes de cosmiciens.

C’est ainsi que s’installent successivement au Pic des équipes

  • de l’Ecole Normale Supérieure avec Jean Daudin
  • de l’université de Manchester avec Patrick Blackett, prix Nobel de physique en 1948
  • de l’Ecole Polytechnique avec Louis Leprince-Ringuet

Alors que Jean Daudin veut déterminer l’origine des rayons cosmiques, les autres équipes se servent des particules venues du cosmos comme d’un accélérateur pour étudier la matière nucléaire.

Ils quitteront le Pic sans regrets à la fin des années cinquante, lorsqu’ils disposeront de l’accélérateur du CERN.

Installation du spectrographe

L’astronomie se développe avec la venue de plusieurs équipes au milieu des années cinquante.

Des astronomes solaires de l’observatoire de Meudon, sous la responsabilité de Raymond Michard, installent un spectrographe à grande dispersion dans une nouvelle extension du bâtiment principal, baptisée laboratoire Marchand.

Cet instrument sert pendant huit ans à presque tous les programmes de physique solaire de l’époque.

En 1967, la N.A.S.A finance un télescope destiné à cartographier la surface de la Lune pour les besoins du programme Apollo, une équipe d’astronomes de l’université de Manchester dirigée par Zdenek Kopal prend des dizaines de milliers de photos de la Lune au télescope Baillaud pour préparer l’alunissage des vols Apollo et finance en partie l’acquisition d’un nouveau télescope à miroir d’un mètre de diamètre pour ce même programme.

Ce nouveau télescope sert également à des expériences de tirs sur la Lune avec un laser, pour déterminer la distance Terre-lune à quelques centimètres près en mesurant le temps que mette un rayon laser pour revenir sur Terre après réflexion sur l’une des cibles placées sur le sol lunaire par les sondes spatiales.

La construction du grand télescope

En 1959-1962 est installé le bâtiment interministériel, qui regroupe les activités d’astronomie, de météorologie, de télévision et de navigation aérienne.

La construction d’un grand télescope peut être mise à l’étude en 1964, après la disparition d’André Danjon.

Son emplacement est décidé après des études en soufflerie, et une coupole d’un concept très original, que Bernard Lyot n’aurait pas désavoué, est adoptée.

Les travaux de dérochement commencent en 1970 et le télescope est mis en service en juillet 1980, plus récemment, on note la construction en 1980 du TBL (Télescope Bernard Lyot), le plus grand télescope de France et le plus haut d’Europe.

Enfin l’ouverture du centre touristique lui confère une renommée au près du grand public peu de temps avant la fin du mandat de Jean Rösch, le dernier des directeurs de l’époque héroïque, celle des pionniers.

Rénovation du bâtiment

En 1994, l’État envisage la fermeture de l’observatoire .

La mobilisation des scientifiques, de la région Midi-Pyrénées se mobilise, aboutit à la création d’un syndicat mixte pour la réhabilitation du site.

Le projet prévoit une réhabilitation des installations scientifiques, ainsi que l’ouverture au public d’une partie du site.

Ainsi, le téléphérique de service est remplacé par un nouveau téléphérique capable d’accueillir le grand public.

D’importants travaux sont engagés à partir de 1996, pour rénover l’ensemble des bâtiments.

Ceux-ci ont été séparés en une partie scientifique et une partie touristique pris en main par le Syndicat Mixte et géré par le Conseil Régional des Hautes Pyrénées.

Cette rénovation est exemplaire à tout point de vue.

Le site, dans sa version rénovée, ouvre en l’an 2000.

Cependant l’OMP doit cohabiter au sommet.