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Les étoiles massives Be ont un coeur plus gros que prévu

Deux observations continues de 27 et 157 jours par le satellite CoRoT du CNES ont permis

  • à une équipe internationale dirigée par une astronome de l’Observatoire de Paris
  • en collaboration avec un astrophysicien du CEA-IRFU
  • d’obtenir un résultat important concernant les étoiles massives
  • actives et en rotation rapide 

leur coeur serait de taille 20 % plus importante que prévu.

Une étape est franchie dans la compréhension de la structure et de l’évolution de ce type d’astres.
Une fois de plus, l’astérosismologie

  • cet art de sonder le coeur interne des étoiles en étudiant leurs vibrations globales
  •  ouvre une fenêtre entièrement nouvelle sur les processus physiques qui transportent l’énergie du foyer nucléaire de ces astres vers leur lumineuse atmosphère.

Une longue observation des vibrations lumineuses de deux étoiles Be tardives par le satellite CoRoT durant plus de cent jours consécutifs vient de révéler la taille de leurs noyaux convectifs qui s’avère plus importante que celle prédite par les modèles statiques des étoiles, aussi appelés modèles standards.

Ces deux étoiles qui tournent extrêmement rapidement (environ 20 fois la vitesse de rotation du Soleil, soit un tour en 1,5 jour, et 140 fois sa vitesse équatoriale de surface) sont environ 4 fois plus massives que ce dernier et ont un rayon équatorial environ 7 fois plus grand.

C’est un résultat important pour l’étude de la structure et de l’évolution des étoiles massives, berceau des éléments lourds de l’Univers, et plus particulièrement pour la physique des étoiles Be.

Il s’explique par la dynamique interne liée à la convection du coeur de ces étoiles et aux mouvements dans leur enveloppe externe dus à la rotation rapide.

Cette dynamique a été simultanément comprise et contrainte grâce à la combinaison de CoRoT, d’une étude du magnétisme de ces étoiles au Télescope Bernard Lyot de 2 mètres du Pic du Midi et à la modélisation de leurs oscillations et de leur hydrodynamique profonde.
Davantage d’informations sur le site de l’Observatoire de Paris Meudon :
http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/feb12/be.fr.shtml